Quand on parle de charcuterie, les images de sandwichs jambon-beurre ou de planches apéritives font souvent surface. Un véritable régal pour beaucoup d’entre nous. Mais voilà, la charcuterie, en plus de son goût savoureux, n’est pas forcément une amie de notre santé, surtout si l’on souffre d’hypertension.
La question qui se pose donc : est-il vraiment nécessaire de bannir définitivement ces produits de notre alimentation ? Heureusement, la réponse est nuancée. En effet, si les charcuteries sont déconseillées, elles ne sont pas totalement interdites. À condition de bien faire ses choix !
L’hypertension, ce fléau silencieux
L’hypertension artérielle touche une large part de la population, souvent sans signes précurseurs. Pourtant, elle est un facteur de risque majeur pour les maladies cardiovasculaires. Une consommation excessive de sel en fait partie. Il n’est donc pas surprenant que les experts de la nutrition, comme Magali Le Mardeley, diététicienne nutritionniste, pointent le doigt sur l’impact des charcuteries sur notre santé cardiaque.
Ces produits sont réputés pour être riches en sel et en acides gras saturés, deux éléments qui mettent à mal notre système cardiovasculaire.
Le sel, en particulier, est responsable de l’augmentation de la pression artérielle. « Le sel favorise l’hypertension et les acides gras saturés favorisent l’athérosclérose (les dépôts de cholestérol dans les artères) », précise la spécialiste. En effet, un excès de sodium peut entraîner un durcissement des artères et ainsi augmenter le risque de crise cardiaque ou d’AVC. Mais alors, faut-il complètement abandonner nos petites indulgences salées, ou existe-t-il des alternatives ?
Un compromis est possible : 150 g de charcuterie par semaine
La bonne nouvelle, c’est que non, il n’est pas nécessaire de faire une croix définitive sur la charcuterie. Selon les recommandations nutritionnelles actuelles, il suffit de limiter sa consommation à 150 g par semaine. Cela représente environ trois tranches de jambon ou une petite portion de saucisson. Si cela semble peu pour les amoureux de charcuteries, il est tout à fait possible de s’adapter tout en continuant à savourer ces produits.
Alors, comment bien faire son choix parmi l’offre pléthorique ? La clé réside dans la qualité et surtout la quantité de sel présente dans chaque produit. En effet, certaines charcuteries sont plus salées que d’autres. Le problème ? Le sel n’est pas seulement une question de goût, mais aussi de santé. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) recommande une consommation quotidienne de sel ne dépassant pas 6,5 g pour les femmes et les enfants, et 8 g pour les hommes adultes. Autrement dit, mieux vaut être vigilant.
Les charcuteries les moins salées : quel choix privilégier ?
Pour ceux qui veulent continuer à se régaler sans se sentir coupables, il existe des options plus légères en sel. Voici une petite sélection des produits qui contiennent le moins de sodium pour 100 g, histoire de vous guider dans vos courses :
Ces produits, bien que toujours riches en sodium, restent des choix moins salés que leurs homologues plus traditionnels comme le saucisson ou le chorizo. Il est important de noter qu’il existe également des charcuteries spéciales avec une teneur réduite en sel et sans nitrites, mais elles sont souvent un peu plus chères. Néanmoins, si votre santé cardiaque est une priorité, ces alternatives valent la peine d’être envisagées.